Le 12 Janvier 2010 les équipes d’SSF se rendent à la rencontre du peuple Haïtien afin de sauver des vies.
Ce jour-là, Port-au-Prince et ses environs sont frappés par un tremblement de terre phénoménal qui fait plus de 200 000 morts, des dizaines de milliers de blessés, et des millions de personnes désespérées qui se retrouvent sans toit et sans famille.
Moins de 36 heures après le séisme, des équipes missionnées par SSF arrivent en Haïti, pour sauver des vies. Avec les équipes de secours Israéliennes, elles sauvent des décombres plusieurs haïtiens dont une femme enceinte qui accouchera immédiatement après avoir été secourue.
Nous avions l’impression de n’être qu’une goutte d’eau dans l’océan. Mais il n’y avait malheureusement pas de temps pour les lamentations. Notre expérience en Birmanie et au Sri Lanka, nous ont permis de nous mettre très vite au travail pour soigner le maximum de blessés explique Moshé Saadia, secouriste bénévole chez SSF depuis sa création.
Le spectacle est digne du pire cauchemar. Quand nous sommes arrivés, les rues étaient jonchées de cadavres qui étaient déblayés au fur et à mesure par les véhicules de l’ONU. 5 jours après le tremblement de terre, la ville n’avait toujours pas d’eau ni de lumière, et nous avons dû prendre les mesures adéquates pour continuer à travailler dans des conditions sûres explique Eric Fedida, autre secouriste de SSF présent sur les lieux.
Devant l’ampleur du désastre, SSF veut aller plus loin. Les premiers soins dispensés, les responsables décident de s’investir encore davantage en faveur de la population. Car selon les volontaires de SSF, alors que l’aide internationale se polarise logiquement sur les lieux-mêmes du séisme, et Port-au-Prince en particulier, l’essentiel de la population Haïtienne qui souffre directement et indirectement du tremblement de terre continue de manquer de tout plusieurs semaines après le 12 janvier .
Conscientes de la nécessité de trouver des personnes dotées d’une connaissance approfondie du terrain, notre association à vocation humanitaire Sauveteurs Sans Frontières décide alors de mettre ses moyens humains et financiers en commun pour essayer de répondre de manière efficace aux problèmes nouveaux auxquels doivent faire face les Haïtiens depuis le séisme.
Et ils sont nombreux. Selon nos sauveteurs, après avoir exploré le terrain, nos équipes humanitaires ont dressé un état des lieux alarmant et se proposent de mettre en place des programmes efficaces, en concertation et avec la participation des Haïtiens. Et de préciser: L’urgence est en effet sociale, éducative et médicale. Et trois projets sont donc actuellement en cours pour tenter de pallier au plus urgent
Haïti 2012/1
L’Autre priorité de Sauveteurs Sans Frontières: les orphelins! Avec les 50 000 orphelins du 12 janvier, le pays totalise aujourd’hui environ 200 000 orphelins.
La ville de Saut-d’Eau est tristement exemplaire en la matière. Elle accueille en effet des réfugiés de Port-au-Prince, et compte depuis plusieurs semaines des dizaines d’enfants en bas âge, sans toit et abandonnés par leurs parents.
Nous souhaiterions donc prendre en charge la création et le fonctionnement d’un orphelinat qui pourrait accueillir 70 enfants, après nous être déjà engagés à prendre en charge l’orphelinat de Mirebalais (Saint-Blaise) pour une période de 6 mois.
A noter que l’orphelinat « Bienvenu » du pasteur Gaston et celui de la Nouvelle Vie, ont par ailleurs déjà fait l’objet d’un secours immédiat de la part de SSF. Enfin l’association souhaite également sensibiliser le monde en Europe et au Moyen-Orient à l’urgence éducative que rencontrent les Haïtiens. deux écoles sur trois ont été détruites dans la capitale et les structures scolaires encore debout sont fragiles, ce qui rend les parents hésitants à renvoyer leurs enfants à l’école. de grandes tentes aménagées pourraient remplacer provisoirement les établissements, en attendant leur reconstruction et leur consolidation prévues (à moyen ou à long terme).
Autant de projets en cours qui vont nécessiter une mobilisation totale de la part de Sauveteurs Sans Frontières. Mais pour Arié Lévy, peu importe les sacrifices. Il n’était pas possible de repartir d’Haïti en laissant ces hommes femmes et enfants dans un dénuement aussi grand. Désormais, chacun doit se sentir concerné par ce drame.
Haiti 2012/2
Le mois de juin 2012, SSF est retournée en Haïti, à Mirebalais dans l’orphelinat que l’association a pris en charge depuis le tremblement de terre. Le but était d’aider la population et les enfants dans le besoin, pour leur apporter les soins qu’ils n’ont pas et qui leur font défaut…
Au départ de Port au Prince, la route pour Mirebalais dure un peu plus d’une heure et demi, et, en arrivant à l’orphelinat de cette petite ville les secouristes se sont très vite mis au travail étant donné la situation sur place : des enfants rongés par la puce Chique, avec des plaies ouvertes sur leur peau, des enfants qui pour la plupart ont des problèmes de santé, notamment de vue etc.
Les médecins soignent les plaies, pendant que les ophtalmologistes font des tests de vue aux enfants. Il s’avère que plus de 50% d’entre eux ont besoin de lunettes. Celles-ci seront offertes par Alain Afflelou.
Stage de premier secours
Un stage de premier secours est proposé aux employés de l’orphelinat (moniteurs, professeurs, etc.) afin qu’ils soient opérationnels si une nouvelle catastrophe devait arriver.
Lors de ce stage, une préparation est faite pour être apte à intervenir à tout moment et en quelques endroits que ce soit, là où des vies sont à sauver.
C’est avec une conviction sans faille que les « Sauveteurs sans Frontières » sont capables de répondre à l’urgence.
Ils sont équipés de kit ultramoderne, peuvent réunir une équipe d’urgentistes en peu de temps, et sont capables de prendre en charge des blessés rapidement.
Les problèmes rencontrés
La responsable de l’orphelinat Madame Alélite a expliqué aux secouristes les difficultés financières et techniques qu’elle rencontre au jour le jour pour s’occuper de ces 58 orphelins.
Pour commencer, dit-elle, il n’y a pas d’eau dans l’orphelinat et les enfants font leurs besoins dans la cour ; les douches n’ont pas d’arrivée d’eau ni les cuisines.
Arie Levy, Président d’SSF, décide alors de faire venir immédiatement un plombier pour un état des lieux. Ce dernier propose un devis pour faire le travail et installer la tuyauterie pour amener l’eau à l’orphelinat. La décision est très vite prise et les travaux commenceront très prochainement.
L’arrivée des jouets et des regards qui s’illuminent
Daniel, qui fait partie des accompagnateurs de la délégation, remarque que les enfants jouent au ballon, un ballon fabriqué par eux-mêmes avec des morceaux de plastique entourés et attachés avec de la ficelle. Arié Lévy envoie alors Daniel à Port au Prince afin d’acheter des jouets pour les enfants (ballons, jeux éducatifs et autre). La joie des enfants est énorme en recevant ces jouets qu’ils n’ont jamais vus.
Soigner la population, encore et toujours
Deux jours de plus à Mirebalais, puis la délégation SSF se fait conduire par son représentant en Haïti, le Dr Telus, à Hinche dans deux écoles pour faire la même opération : stage de secourisme organisé pour le personnel des écoles, et traitements médicaux et ophtalmologiques.
Cette journée laisse les secouristes d’SSF sans voix face aux conditions de vie de ces enfants.
Le travail est énorme, mais les médecins d’SSF réunissent les qualités professionnelles et humaines qui permettent de faire un travail efficace dans un temps record.
Le lendemain l’équipe se rend à Seau d’eau, un village à 20 km de Mirebalais.
Ces 20 km sont interminables, 1h30 de route (qui n’existe pas !) très difficile à parcourir.
En arrivant dans ces montagnes, nos secouristes découvrent plus de 200 hommes, femmes et enfants qui attendent leur arrivée.
Soigner la puce Chique qui ronge les pieds des enfants, telle est notre mission ce jour : le travail est très délicat, car en effet ces personnes sont déjà profondément infectées, les plaies sont si graves que des cas d’amputation sont à déclarer. Pour les autres, des crèmes est des antibiotiques sont distribués, et des pansements sont réalisés sur place.
Que faire lorsque nos secouristes auront quitté cette région ?
Former des médecins locaux et leur fournir les médicaments nécessaires aux soins qui devront parfois durer des mois.
Nos médecins donnent les instructions au Dr Thelus et au Dr Elmasse qui superviseront le travail chaque jour afin d’éviter l’aggravation des symptômes.
Haïti 2013
cette mission en Haïti du 6 décembre 2013 avait pour but:
1. de voir l’avancement des travaux d’installation d’eau à l’orphelinat de Hinche
2. Auscultation médicale annuelle des 230 orphelins
3. Stage de secourisme aux 20 professeurs et responsables de l’orphelinat
L’installation d’eau a été financée à raison de 10.000€ par le COEFI et cet orphelinat aura enfin l’eau courante dans le réfectoire et les chambres
Le stage a duré 5 jours et 2 kits de survie ont été offerts aux dirigeants, ce qui permettra une intervention immédiate en cas de besoin vu la grande distance (20min) entre l’orphelinat et le premier centre médical
Les consultations faites par Dr Éric Hamawi et Dr Ben Ali Thelus se sont échelonnées sur 5 jours et les enfants qui souffrent de problèmes médicaux ont été pris en charge par SSF
Une visite a l’hôpital a été organisée par le représentent d’SSF en Haïti dr ben Ali Thelus
Nous avons repéré 4 enfants souffrant de malnutrition depuis que l’OMS a arrêté il y a 2 mois son projet de nutrition pour les bébés en Haïti
SSF prend en charge ces 4 bébés pour les 6 mois à venir pour un montant de 500€ par mois
Des cadeaux ont été offerts au 230 enfants par la société générale; ces cadeaux comprennent des crayons de couleur, des carnets, des calculatrices et autres. Ces enfants qui ne se plaignent jamais ont été heureux et très reconnaissants et ont chanté des chansons de remerciement au COEFI et à la société générale. voir une vidéo cliquez ici
Haïti 2014
SSF met en place des moyens pour aider des enfants sous alimentés, dans le plateau Central à Hinche, ainsi que la construction de 5 blocs sanitaires dans l’orphelinat de cette ville.